• Les écrits de Jolana

    MON TEMPLE

     

    Pluie dehors

    Je m’endors.

    Pleure mon cœur

    Je prends peur.

    Temps de colère

    Je désespère

    Arme à la main

    Mais en vain.

    Place à l’amour

    Oui ! Pour toujours ?

    Humeur mutine

    Je butine.

    Jeux de mots

    Monde plus beau.

    Maux et outrages

    Je fuis l’orage.

    Ombre et lumière

    Je vois l’éclair.

    Long corridor

    Triste sort.

    Pluie dehors

    Je m’endors…

     

    Jolana, 09/03/2013

     

     

    MON TEMPLE

     

    Sonnet mes souvenirs

     

     

    Cette brise légère soufflant sur mon visage

    Peut apaiser mon âme ou peser sur mon cœur.

    Mon esprit vagabond revoit mille paysages

    Souvenirs qui parfois ne réveillent que les heurts.

     

    L’on croit que le temps, notre allié, fera son œuvre,

    Table rase du passé car ainsi va la vie,

    L’on se croit affranchi d’avaler ses couleuvres,

    Mais nous restons les pions d’une tragi-comédie.

     

    Je revois ces instants passés, heureux ou non.

    Ils habitent mon âme, habitent ma maison.

    Ma mémoire ? un patchwork de ces menus morceaux.

     

    Mais la brise légère mêlée à mon haleine,

    Quand elle assèche autant mes larmes que mes peines,

    Elle porte les bannières de vents et temps nouveaux.

     

     

     

    Jolana, le 17/03/2013

     

     

    MON TEMPLE

     

    Miroir

     

    Je regarde ce visage, juste en face du mien,

    Le regarde sans cesse, le scrute sans fin.

    Ce visage, m’est-il familier ?

    Il serait aussi bien celui d’un étranger.

     

    Sans doute l’ai-je connu par le passé ?

    Il avait alors je ne sais quoi de différent…

    Oui, je me souviens ; ô le ravage des ans !

    Le temps appose la marque de sa rivière indélébile.

    Tandis que je ris, je pleure, je vis, il jubile.

     

    Et je ne sais, face à ce portrait

    Si en mon cœur, en mon âme, je dois rire ou pleurer…

     

     

     

    Jolana.

     

    Le 5 décembre 2012

     

     

     

     

     

     

    Poudre de Perlimpimpin



    L’esthétique maléfice

    Dont je saupoudre mon nez

    Est-il vraiment hygiénique ?

    Cherchons à le démontrer :



    Pour ma peau sèche et sensible,

    Remède à sa fragilité

    Du dicarboxymethyl

    Trisodium associé

    Paraffine, Stéarate

    Pour mes yeux qui vous épatent.

    Et pour mon visage trop pâle

    Un peu de butane, propane…



    Mixture sans aucun danger

    « Bien sûr, nous l’avons testée ! »

    Sur de petites créatures

    Jetées ensuite aux ordures.

    Cris, pleurs, sang de ces cobayes

    Ingrédients de nos pommades.

    « Peu importe les tortures

    Pourvu que nos peaux soient pures »



    L’esthétique maléfice

    Dont je saupoudre mon nez

    Vaut-il bien le bénéfice

    Que je saurai retirer ?

    Refoulant le poids des âges

    Nous nous prenons pour des mages.

    Mais la beauté éternelle

    Peut nous rendre bien cruelles.



    Majestés à l’âme tripière

    Nous n’avons certes plus de rides

    Las, notre âme est d’une sorcière

    Et notre cœur résonne vide.

    Jolana, le 09/01/2013.

     

    Les écrits de Jolana

     

    Ce matin 

     

    Ce matin, j'ai pris le temps 

    De m’imprégner de sa chaleur 

    De m'enivrer de son odeur, 

    De me réjouir de sa douceur. 

     

    Ce matin, j'ai pris le temps 

    De l'observer dans la pénombre 

    De faire partir au loin les ombres. 

    J'ai pris le temps en ces jours sombres. 

     

    J'ai pris le temps de bâtir un coin 

    Où seul l'amour règne en maître, 

    Où rien ne vaut plus qu'un câlin 

    A un enfant dans les bras de sa mère. 

     

    J'ai pris le temps, fermant les yeux, 

    De savourer cet instant précieux. 

    J'ai remercié la providence 

    De me laisser cette chance. 

     

    Ces petits anges s'en sont allés, 

    Ont quitté l'horreur pour les cieux étoilés, 

    Et je serre fort, tandis que je pleure, 

    Je serre fort mon ange sur mon coeur. 

     

     

     

    Jolana, le 18/12/12. 

     

     

    Les écrits de Jolana

     

    Je n’ai pas besoin de toi…

     

     

    Je n’ai pas besoin de toi

    Tout ne tient qu’à cette étincelle.

    Je n’ai pas besoin de toi

    Je suis à tes côtés parce que je t’aime.

     

    Je ne suis pas avec toi

    Comme une femme cherche tutelle

    Je ne suis avec toi

    Que parce que je t’aime.

     

    Je ne cherche que le bonheur

    A partager sous notre toit

    A l’unisson de nos deux cœurs

    Je ne veux pas jeter un froid

     

    Mais je n’ai pas besoin de toi

    Tout ne tient qu’à cette étincelle.

    Je n’ai pas besoin de toi

    Je suis à tes côtés parce que je t’aime.

     

    Allons, partons en retraite

    Sauvegarder cet amour.

    Préservons son habit de fête

    Je l’en veux revêtu chaque jour.

     

    Je suis à tes côtés, tu vois

    Ne me parle pas de misère

    Etre chaque jour avec toi

    C’est mon seul souhait de salaire.

     

    Je ne veux être avec toi

    Que parce que je t’aime.

     

     

    Jolana.   26/12/12

     

    Les écrits de Jolana

     

    Mon autre

     

    Il est mon double, il est mon moi.

    Si proche et si différent à la fois.

    Il est ma force et mon soutien.

    Cet être, au monde, il n’y en a qu’un…

    Et c’est le mien

     

    Ce lien si fort qui  nous unit

    Qui fait qu’on s’aime pour la vie

    Il est ma chair, il est mon sang.

    Il est mes tripes, mon Inconscient,

    Mon compagnon pour mille rêves,

    Mon lieu fermé ; Il est… mon frère.

     

     

     Poème que j'ai écrit pour le blog de DamonElena et que je lui ai offert..; Juste pour montrer queje peux écrire autre chose... Enfin, je crois! ^^

     

     

    Les écrits de Jolana

     

    Créature de la nuit, mystérieuse, surnaturelle
    Malgré toute mon horreur, vous me trouvez sensuelle.
    Suis-je un mythe? Une légende? Un rêve? Une fantaisie?
    J'existe bel et bien puisque je hante vos nuits.
    Vos sens me réclament, alors-même qu'effrayées,
    Vous attendez, sans faiblir, que votre peau soit effleurée
    Par un baiser de marbre, ferrant l'Ombre à coup sûr.
    Je vous entends, Mesdames, me rêver en murmures.
    Prenez garde que je n'exauce bientôt vos voeux,
    Votre âme, si je l'emporte, ne verra pas les cieux
    Mais errera, condamnée à une peine éternelle:
    Celle d'une soif insatiable du sang d'une belle.


    Jolana (le 24 mai 2013)