Le poète au sang d'encre
Etale ses vers comme un cancre
De la vie matérielle. Tout l'abime.
De ses meurtrissures nait la cime
De son art. Jusqu'au vide de ses veines
Il déverse sa misère et ses peines
Les donne en offrande à ces pages
Aux lecteurs, à ces gens vitaphages.
Quand la plume n'est plus alimentée
Par le doux liquide au goût cuivré
Il ne reste plus que les larmes à sécher.
Jolana, le 21/01/2014